TINGHIR ET LES GORGES
Oasis verdoyant
NOTRE VISTE DE 1 JOUR A LA DECOUVERTE DES GORGES DE TOUDRA
Résumé de l’article
Tinghir
En allant vers Tinghir, notre dernière étape avant le Sahara, on se rendra compte que c’est toute la région qui est bâtie sur le modèle de Skoura.
Surtout qu’ici les oasis pullulent. On passe du néant désertique à l’abondance végétale sans aucun preavis.
Le soleil s’affermi et la chaleur s’intensifie. Les femmes sont toujours aussi couvertes mais leurs grands yeux noirs sont maquillés de khôl charbonneux, et leur menton, tatoué de motifs tribaux. Les hommes se coiffent de chèche dont celui bleu indigo absolument photogénique. Plus on avance et plus l’influence des berbères du désert se précise.
J’adore ! Et contrairement aux villages de l’Atlas, ici, ça grouille de vie.
On balade dans le centre de Keelat M’Gouna, on s’incruste dans le petit souk, et on reprend la route.
Même si on ne découvrira pas la vallée des roses toute les petites échoppes qui vendent de l’eau de rose nous y ramène.
La route est bien plus agréable que dans l’Atlas et d’autant plus lorsqu’un troupeau de dromadaires s’invite à la fête 🤩
Loin de se soucier des conducteurs, ils brouettent tranquillement au bord de la route, la traversant au gré de leur envie et créant de petits embouteillages. Véritable attraction, du moins pour nous, on passe et repasse devant eux !
Et puis d’un coup d’un seul, au milieu de nul part, une ville ultra moderne se matérialise. Hôpital, institut de recherche et grands hôtels paraissent complètement incongrus. Tinghir est en perpétuelle expansion, d’immenses lotissements sont en construction et grignotent petit à petit les terres. Il faut dire que la vallée regorge d’eau, atout non négligeable pour la croissance urbaine.
On se demande tout de même qui pourra bien habiter tous ses immeubles ? On apprendra que la majorité des gens (surtout les hommes) travaillent en fait en Europe et reviennent ici pour les vacances ou y installent leur famille.
Toute la partie récente de Tinghir n’a donc que peu d’intérêt. Toute sa beauté réside dans la partie plus ancienne construite en bord de l’oued. La palmeraie est verdoyante, les cultures foisonnent et les canaux d’irrigation charrient une eau claire et abondante. Une première depuis notre voyage.
En toile de fond les montagnes arides se dressent fièrement et l’ancien village abandonné donne une touche photogénique à l’ensemble.
On loge dans un charmant hôtel familial en bord de la palmeraie et la vue est époustouflante 🤩
Comme nous sommes arrivés très tôt (refus total de toutes visites de la compagnie) les filles profitent du haut indice uv autour de la piscine pendant que les grands se relaxent.
Vers 17h on bouge tout de même nos culs direction la ville avec une idée en tête : trouver de la bière et des pâtisseries marocaines.
Pour les premières on en dégottera facilement après une recherche google, dans la seule superette ayant la licence. Mais pour les deuxièmes nous faisons choux blancs. C’est tout de même hallucinant que depuis le début nous n’en ayons jamais manger. Dans les restos et les pâtisseries impossible de trouver des cornes de gazelle et autres douceur arabes. On a droit qu’à des espèces de gâteaux sablés avec ou sans confiture, rien de bien folichon en soit. De ce que l’on comprend ces genres de gâteaux que l’on affectionne sont réservés au période de ramadan.
Les gorges de Toudra
Apres cette journée off, et la promesse toute proche du désert , le moral des troupe est reboosté. On fait donc un crochet aux gorges de la Toudra qui sont très proches.
On traverse de magnifiques villages qui se confondent avec le paysage et des anciens villages abandonnés construit à flan de falaise.
Elles sont impressionnantes ! Des vendeurs ambulants ont investis les bas côtés et contrairement aux autres endroits visités ici il y a abondance de touristes (enfin tout est relatif, je n’ai toujours pas besoin d’utiliser photoshop 😉)
Certains aventuriers se tentent diverses via ferrata de différents niveaux mais nous on se contente de faire la traversée les pieds fermement enracinés au sol.
Apres ce petit interlude on prend la direction tant attendu du Sahara
Bon d’abord un petit arrêt au garagiste s’impose nous avons un pneu à plat.
Rien de bien grave une simple petite crevaison réparé en 15 minutes avec paiement au bon vouloir du client. Comme toujours nous sommes frappés par la gentillesse et la serviabilité des marocains. Comme quoi les préjugés …
