LA ROUTE DES GRENIERS

en direction de Taroudant

NOTRE VISTE DE 1 JOUR SUR LA ROUTE DES GRENIERS

Résumé de l’article

Les roches peintes en bleu

Aujourd’hui on le prend cool, petit déjeuner à l’hôtel, on traîne un peu et on décolle vers 10h. Ca fait du bien …
Première étape les roches peintes en bleu. La main de Dieu ni est évidement pour rien dans ce lieu insolite.

Il s’agit d’une œuvre de land art d’un artiste belge. C’est à se demander quel genre de substances illicites il consomme le monsieur pour avoir eu une idée pareille.

Quoi qu’il en soit c’est super sympa, on se croirait dans le monde des schtroumpfs ou plongé dans un sac de chamallows 🤩

Kasbah Tizourgane

Sur la route qui nous mène a Taroudant on fait une halte à la kasbah Tizourgane.
Une kasbah c’est une citadelle fortifiée où trône un château plus ou moins bien conservé.

Sur certaines photos que j’avais vu la kasbah était entourée de végétation. Comme vous pouvez le constater celle-ci s’est fait la malle en même temps que la population et les touristes😬😂

Des toutes petites portes à la hauteur de Thaïssou 😋

Nous y prenons une petite boisson sur la terrasse panoramique face au néant de l’Atlas.

Agadir Imhilen

On entame ensuite la découverte des agadir. Traduction grenier.
Pour le premier, l’agadir Imhilen, c’est une immense déception. Comme toujours le village est vide, aucune indication pour nous aider. Comme on voit au loin une bâtisse de pierre abandonnée on tente notre chance. 

A l’approche du bâtiment on se rend quand même compte que c’est pas mal effondré et vraiment pas sécur. On essaye tout de même de fouiner entre les décombres mais pas de greniers en vue.

Agadir Ighir Ifran

Quelques kilomètres plus loin l’agadir Ighir Ifran nous attend.

Quand on arrive devant c’est la aussi un peu la déconvenue. Personne aux alentours !
On furète un peu, on tombe sur une affiche avec un numéro de téléphone alors on tente le coup.
Et au joie, ça décroche.
Dix minutes plus tard un très gentil guide nous ouvre les portes du temps pour un voyage de 900 ans en arrière …

Les agadirs sont l’ancêtre de la banque, et plus précisément du coffre fort.
Natif exclusivement de la région de l’Atlas, ils servaient aux familles des villages à entreposer leur bien précieux. Grains de blé, amande, argan, toilette de fête, papiers officiels y etait conservés en toute sécurité.
A l’entrée la salle des gardiens qui se relayaient 24h/24, deux personnes de jour et deux de nuit.
Une autre salle remplie de petites meurtrières permettait de surveiller les extérieurs.
Arrive ensuite le clou du spectacle, la salle des coffres.
Les familles payaient leur tribu aux gardiens en pourcentage de sac de grains et une petite partie servait spécialement à nourrir les chats. Surprenant de prime abord mais très malin car les chats servaient à chasser les souris et donc à préserver le grain entassé dans les greniers.

A droite, la chambre du vigile et à gauche une chatière

Sur 3 niveaux, de simples pierres plates incrustées dans la roche en guise d escalier, chaque cavité est fermée par une porte avec une serrure antique à clé unique.
Très ingénieux les menuisiers de l époque 😊

serrure de l'époque

De nos jours quelques greniers sont encore utilisés mais les cadenas modernes ont remplacé les anciennes serrures.
Le guide nous expliquent alors une chose essentielle et qui nous turlupine depuis que nous avons mis une roue dans l’Atlas : le pourquoi du comment, de où sont passés les gens.
Il n’est pas tombé une seule goutte de pluie dans l’Atlas depuis 7 ans et sans eau pas de culture, sans culture pas de vie.
La population a fini par déserter ces terres inhospitalières.
Ca sera encore plus parlant lorsqu’en poursuivant notre route nous traversons un village, dont les habitations en parfait état, érigées de chaque côté d’une large route qui paraît neuve et bordé de lampadaires rutilants est complètement vide. Ce village qui avait sans doute tout pour plaire ; infrastructure, belle place, grande mosquée ; a été totalement deserté. C’est comme si une épidémie avait frappé la région, foudroyant tous ses habitants.
De ce qu’on a comprit ces belles maisons servent maintenant de résidence secondaire dans le meilleur des cas.
La migration environnementale est en marche créant son lot de réfugiés climatiques 😥
C’est vraiment très triste.

Taroudant

La route pour rejoindre Taroudant, bien qu’en très bon état sera vraiment très longue.
2h à traverser ces paysages désolés c’est un peu déprimant. Tout est sec, même les champs d’arganiers ne résistent pas à la sècheresse et sont tous mort. Mais comme nous devons traverser tout l’Atlas, pas le choix !

Une fois de l’autre côté, c’est des plaines à pertes de vue. La végétation  reprend ses droits, des cultures en serre apparaissent, mais qu’est ce que le paysage est moche ! Tellement poussiéreux que les arbres et arbustes n’affichent quasiment pas de teinte verte, tout paraît délavé 😢

Enfin arrivé à Taroudant nous posons nos valises dans un petit riad à l’intérieur de la médina et nous partons l’explorer.

Rien avoir avec Tiznit, Taroudant est une ville de belle taille et la médina est très grande. Elle fourmille d’activité. La route n’est pas bien large et les piétons doivent la partager avec les stands de légumes, les voitures, charrettes, vélos, scooters, et calèches … Beaucoup d’infos après les zones désertiques que l’on vient de traverser. Tout le monde vaque à ses occupations sans se soucier des quelques touristes qui croisent leur route. On s’enfonce dans le souk tentaculaire, véritable ville couverte dans la ville. On n’essaye pas de s’y retrouver et on se perd dans ses ruelles. Malgré le monde c’est calme et paisible, personne pour nous accoster ou nous pousser à la vente. On flâne avec plaisir au milieu des chalands. Quelques rares vendeurs nous invitent à entrer pour « le plaisir des yeux » 😂 mais toujours avec gentillesse et douceur.
On se fait un peu enfler lors de nos achats mais c’est pas grave, ça fait partie du jeu et on est nul en affaire ce n’est pas nouveaux !!!

A côté de notre riad des enfants nous accostent à coup de « bijour madame, bijour missieur ». Les petites filles se prennent d’admiration pour les longs cheveux lissent des filles et passent leur temps à les caresser.
L’une d’entre elles se fou de notre gueule quand elle comprend qu’on ne parle pas un mot d’arabe  (on a envie de la claquer) mais les autres sont toutes mignonnes.

En soirée on promène à la place 20 août qui a pris des allures de fêtes foraines, paradis des touts petits.

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